Notre équipe

En formation en alternance depuis presque deux ans à l’ESJ PRO, nos 10 étudiants se forment au métier de journaliste de presse écrite et web. Du 22 mai au 1e juin 2017, ils vous proposent de suivre le festival ImageSingulières à leurs côtés. Pour se présenter, chacun a choisi une photo qu’il a prise. Ils nous expliquent en quoi elle leur ressemble.

 

Benoit Drevet

Béret sur la tête, pour le côté Gavroche ou misérable, plus voix du peuple aux barricades que nègre de propagande. Ciel bleu en arrière plan, je rêve de voler de terrains de guerre en terre de pétrins comme une abeille butine les fleurs pour en faire son miel. Photographe, je ne le suis pas mais je progresse pas à pas. Objectif vissé sur les yeux, je mitraille avec mon index toute situation complexe, malhonnête ou incomplète. Lunettes sur la tête, je n’ai qu’une attente : partir à l’aventure, explorer les contrées, ramener des sujets, informer et toujours rechercher le chemin de la vérité. Tant que je trouverai des zones d’ombres, je m’appliquerai à les mettre en lumière. Reste à choper la bonne photo, sans Photoshop. 1, 2, 3, souriez !

 

Marguerite de Becdelièvre

Cette photo, prise au Japon, cet hiver mêle traditions et modernité. Deux choses qui font ce que je suis aujourd’hui. Très attachée aux valeurs familiales et à ce qui m’a été transmis, je n’en reste pas pour autant fermée à ce qui se passe autour. Sûrement grâce aux voyages que j’ai eu la chance de vivre : de Djibouti à Taïwan, en passant par le Japon, l’Ethiopie ou encore les Philippines. Une manière de se forger un caractère aussi : joyeux mais parfois explosif. Même si je reste les pieds sur terre, l’envie de m’évader et de toujours bouger reste bien ancrée.

 

Maxime Baron

Je m’appelle Maxime Baron, j’ai 24 ans. Je suis originaire de Rennes. Je suis en deuxième année de contrat pro avec Ouest-France, à la rédaction des sports, au siège du journal. Je suis passionné de sport et de photographie. J’ai choisi cette photo où je suis face à la mer dans la presqu’île de Rhuys (Morbihan) car je la trouve représentative de mon état d’esprit. Je ne suis pas un garçon qui ressasse le passé et qui regarde derrière lui, je suis plutôt quelqu’un qui va de l’avant. Pour moi, cet horizon en arrière plan montre l’étendue des possibilités qu’offre la vie. Et je compte bien en explorer un maximum…

 

Marie-Stéphanie Servos

Bonjour, moi c’est Marie-Stéphanie. Bon, ce n’est pas vraiment moi là, en dessous (je n’ai pas les cheveux roses). Mais cette image m’illustre bien, au travers de mes deux passe-temps favoris : les gif, et les emojis. À vrai dire, impossible de passer à côté : je suis apprentie à l’Atelier des Médias de RFI, une émission radio, mais aussi… web. Du coup, je suis assez connectée. Mais comme j’aime bien prendre la vie par ses extrémités, je peux aussi bien vivre… hors connexion (enfin, parfois).

 

Lina Trabelsi

A 24 ans et quelques dents plombées, je suis apprentie journaliste ascendant agencière. Je me forme au fil des dépêches, reportages et portraits et parfois des alertes roses pour notre mère à tous, nous journalistes, l’Agence France Presse. Je n’ai pas d’attrait particulier pour les marronniers même s’ils sont indispensables pour faire fleurir son jardin. J’aime dépoussiérer les parcours de cinéastes inconnus et grabataires pour en préparer les nécrologies, interviewer des policiers dans une voiture qui roule à 200 à l’heure et la playlist disco de la soirée du second tour du Front National. Je n’ai pas de modèle dans la vie, mais « La classe américaine » est une référence philosophique.

 

Grégoire Mérot

S’il devait me représenter, ce chemin serait bien plus sinueux. Crevé d’ornières et toujours à défricher. Disons donc qu’il représente ce que je veux et non ce que je suis. Disons alors que ma volonté est à l’image de ces rails, solide, imperturbable. Cette volonté, c’est celle de plonger dans l’inconnu qui point à l’horizon. Celle de s’extraire du tunnel de nos oeillères, des murs qui nous emprisonnent, nous apprivoisent. Qui nous donnent le réconfort de n’être pas libres. Disons aussi qu’il aura fallu creuser, tailler dans la montagne de mes doutes pour trouver une voie, une issue. Et s’il n’y a pas de train pour y arriver, je marcherai. Sans jamais oublier celle qui guide mes pas.

 

Adrien Crochet

Journaliste tout-terrain. Les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Pour être le matin aux côtés d’agriculteurs dans une exploitation et l’après-midi dans les salons de la préfecture, il faut être équipé. Bottes en caoutchouc, baskets et chaussures de ville se côtoient dans le coffre de ma voiture. Polyvalent, je suis à l’aise dans toutes les situations. Armé d’un calepin, d’un crayon et de mon appareil photo, rien ne peut m’arrêter.  Chaque situation est unique, il nous appartient de nous adapter pour en tirer le meilleur.

 

Anais Vaugon

Dans mon sac à dos, il y a … un bazar qui ne laisse jamais place au hasard, des choses utilement essentielles, la panoplie des grands jours et le strict minimum pour les grands soirs, en somme avoir le style sans être élégante. Être surprise de la possibilité d’y mettre tout un tas de trucs (tout en étant raisonnable). Avec lui, je peux me déplacer librement en vélo (la marche perd tout son sens lorsqu’on pédale), raconter la vie des gens que je rencontre les mains libres et parler avec de grands gestes comme dans le sud. Le progrès me laisse espérer que je pourrais transporter un jour les gens que j’aime et me faire un minibar dans le coin d’une poche.
Pierre Le Gall

Je ne sais pas si cette photo me correspond, d’ailleurs je ne sais pas ce que cela veut dire. Mais, au moins, elle a le mérite de me montrer souriant, ce qui n’est pas si courant. Prise dans le jardin de mes parents, je n’ai aucune idée de quand elle date. Par contre, je constate qu’à l’époque, j’avais les cheveux beaucoup plus frisés qu’aujourd’hui (ce qui me rend un peu nostalgique), donc je dirais qu’elle remonte peut-être à une bonne décénnie, avant que j’atteigne les vingt ans. Je l’ai aussi choisi parce que j’ai été frappé par la ressemblance avec mon père, que je n’avais jamais remarqué à un tel point. Ce n’est un constat ni positif, ni négatif, juste celui d’une sensation curieuse.

 

Mehdi Boudarene

« Avis aux sans grades, aux sans-dents, aux sans espoirs. Avis aux déracinés, ceux-là même qu’on érige en bouc émissaire, à tous les damnés de la terre : nous sommes le nombre. Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Extrait d’un discours lors d’un rassemblement contre le CPE. Dix ans plus tard, me voilà devenu journaliste à rendre compte du mouvement social contre la loi travail. Dix ans plus tôt, j’étais sur les barricades. Me voilà passer de l’autre côté, troquant le mégaphone contre le stylo, les pavés contre l’appareil photo. Cet acte fondateur dans ma formation intellectuelle et politique a forgé mon rapport à ce métier : rendre perceptible l’imperceptible. Révéler ce qui se tapis dans les interstices de nos existences. Braquer les projecteurs sur la lie qui nous pourrit la vie. Chroniquer. Élever. Donner à rêver.Et ce mantra qui m’aura guidé jusque-là: ne soyez rien, devenez sans cesse.
Caroline Bern

Une agressivité certaine n’a pu empêcher ce cliché. Un après-midi, dans un magasin de grande distribution, l’arrivée au tapis de sortie offre une vue surprenante du monde dans lequel on vit. La charge des produits, alignés les uns à côté des autres, les uns derrière les autres, les uns au-dessus des autres juste avant de quitter l’endroit de consommation m’a fasciné. C’est aussi beau que repoussant. Cette modernité tout en couleurs m’a semblé un gouffre. Un gouffre que je ne peux éviter puisque je suis bien là, à cet endroit. Un endroit que je ne peux pas ne pas fréquenter. Y participant malgré mes réticences, je ne peux que le trouver beau. Car je suis une optimiste. Même dans ce monde de fous !