ImageSingulières, une édition festive et humaniste

La neuvième édition du festival de photographie documentaire ImageSingulières s’ouvre ce 24 mai à Sète. Au programme : expositions, débats, projections, rencontres…

Thibaut Cuisset, La Rue de Paris / Courtesy Galerie Les Filles du Calvaire

« La France terre diverse, comme le peuple qui l’habite », c’est par cette citation de Paul Valery que les visiteurs sont accueillis pour la 9e édition du festival de photographie documentaire ImageSingulières du 24 mai au 11 juin à Sète. Un festival qui choisit de s’ancrer dans le réel en proposant un véritable état des lieux de notre pays. Situé aux entrepôts Larosa et dans d’autres lieux de la ville de Sète, comme l’ancien collège Victor Hugo ou le Théâtre de la mer, ImageSingulières propose pas moins de dix expositions de plus d’une quarantaine de photographes, des conférences, des projections, et plusieurs soirées animées par des DJs.

« La France vue d’ici » exposée pour la première fois

Cette année, la photographe en résidence n’est autre que l’Américaine Anne Rearick de l’agence VU’ qui s’inscrit dans la lignée de la photographie humaniste.

Le projet participatif La France vue d’ici, engagé depuis trois ans avec le site Mediapart, sera pour la première fois exposé. Il est réalisé par une trentaine de photographes. Un livre et un film documentaire, porté par la voix de François Morel accompagne également ce projet.

Cet événement se veut avant tout festif et interactif puisque un bar éphémère ouvrira ses portes au début du festival et tout au long du week-end d’ouverture. Des rencontres avec plusieurs photographes seront organisées lors des vernissages de leurs expositions.

Exigeant mais accessible

Pour cette neuvième édition, ImageSingulière réaffirme donc sa volonté de proposer un festival de photographie exigeant mais accessible, se démarquant de ses aînés de Perpignan et Arles par son audace et son parti pris, offrant aux visiteurs un évènement culturel devenu majeur dans la petite ville qui a vu naître George Brassens.

MEHDI BOUDARÈNE ET GRÉGOIRE MÉROT