Derrière les barres,
la plage

Quartier de l’île de Thau, résidence Le Bouliechou, au Nord-Ouest de Sète. © Benoit Drevet

16 heures. Île de Thau à Sète. Comme un air de vacances. Deux femmes discutent, sur un rocher. Elles sont complices. Un laurier, un olivier, un pin parasol et la mer au loin. Le temps est estival et les problèmes semblent envolés. Avec les oiseaux que l’on entend chanter. Nous sommes peut-être en Corse, en Sicile ou en Sardaigne, à proximité d’une plage de sable fin. Sauf qu’elles ne sont pas en vacances, sur une île au beau milieu de la Méditerranée. Trahies par leur tenue. Jeans et tuniques. Et par cet imposant bâtiment jaune et blanc dans lequel elles habitent. Cet immeuble signe le début d’une Zone urbaine sensible. La résidence du Bouliechou dans le quartier prioritaire de l’île de Thau, bordée par son étang trop sale pour se baigner. Le paradis ? Peut-être pas mais Gisèle et Claudine ne se verraient pas vivre ailleurs que dans leur « plus belle cité de France”.

BENOIT DREVET